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Change in bone mineral density as a function of age in women and men and association with the use of antiresorptive agents
Claudie Berger MSc, Lisa Langsetmo PhD, Lawrence Joseph PhD, David A. Hanley MD, K. Shawn Davison PhD, Robert Josse MD, Nancy Kreiger PhD, Alan Tenenhouse MD, David Goltzman MD, and the Canadian Multicentre Osteoporosis Study Research Group
Contexte : La mesure de la densité minérale osseuse est la méthode la plus couramment utilisée pour diagnostiquer et évaluer l’ostéoporose. Nous avons voulu estimer le taux de changement moyen de la densité minérale osseuse en fonction de l’âge chez des Canadiens âgés de 25 à 85 ans, stratifiés selon le sexe et l’utilisation d’agents antirésorptifs.
Méthodes : Nous avons examiné une cohorte longitudinale de 9 423 participants. Nous avons mesuré leur densité minérale osseuse au niveau de la colonne lombaire, de la hanche totale et du col du fémur, au départ, en 1995 - 1997, puis lors de visites de suivi après trois ans (participants âgés de 40 à 60 ans seulement) et cinq ans. Nous nous sommes basés sur ces mesures pour calculer les taux de modification individuels.
Résultats : La perte osseuse en ces trois points du squelette a débuté chez les femmes vers l’âge de 40 à 44 ans; elle a été particulièrement rapide au niveau de la hanche totale et, plus marquée chez les femmes de 50 à 54 ans en transition de la préménopause à la postménopause, avec une modification de - 6,8 % par rapport aux valeurs de départ (intervalle de confiance IC à 95 % - 7,5 % à - 4,9 %) en cinq ans. Le taux de réduction, particulièrement au niveau de la hanche totale, s’accentuait à nouveau chez les femmes de plus de 70 ans. La perte osseuse aux trois points du squelette a débuté plus tôt (entre 25 et 39 ans) chez les hommes que chez les femmes. Le taux de diminution de la densité osseuse au niveau de la hanche totale est resté presque constant chez les hommes de 35 ans et plus, puis s’est accentué chez les hommes de plus de 65 ans. L’utilisation d’agents antirésorptifs a été associée à un ralentissement de la perte osseuse chez les participants des deux sexes âgés de 50 à 79 ans.
Interprétation : La période d’accentuation de la perte de densité minérale osseuse au niveau de la hanche observée chez les femmes et les hommes de plus de 65 ans pourrait être un important facteur contribuant à l’incidence croissante des fractures de la hanche chez les patients de ce groupe d’âge. L’ampleur de la perte osseuse que nous avons observée chez les individus des deux sexes indique qu’en l’absence de facteurs de risque additionnels ou de traitements, on pourrait prolonger à cinq ans l’intervalle entre les contrôles de densité minérale osseuse pour le diagnostic de l’ostéoporose.
Affiliations : From the CaMos Methods Centre (Berger), McGill University, Montréal, Que.; the CaMos National Coordinating Centre (Langsetmo, Tenenhouse, Kreiger, Goltzman), McGill University, Montréal, Que.; the Department of Epidemiology and Biostatistics (Joseph), McGill University, Montréal, Que.; the Departments of Medicine and Community Health Sciences (Hanley), University of Calgary, Calgary, Alta.; the Department of Rheumatology and Immunology (Davidson), Université Laval, Québec, Que.; the Department of Medicine (Josse), University of Toronto, Toronto, Ont.; the Department of Public Health Sciences (Kreiger), University of Toronto, Toronto, Ont.; the Department of Medicine (Goltzman), McGill University, and the Calcium
Research Laboratory, Royal Victoria Hospital, Montréal, Que.
Correspondance : Dr David Goltzman, Canadian Multicentre Osteoporosis Study, Royal Victoria Hospital, 687 Pine Ave. W, Rm. E1-59, Montréal QC H3A 1A1; david.goltzman{at}mcgill.ca
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